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Recommandé par des Influenceurs

25 août 2007

pistou genovese

Allez, celle-ci c'est ma recette préférée et je la dédicace spécialement à Laeticia qui l'adore littéralement.

Fin aout, début septembre, il y a plein de basilic à large feuille sur le marché de Laval. Je ne sais pas pourquoi cette variété, ici, qui n'est pas très commune.

Il est vendu par bouquet de 5 brins, 40 cts le bouquet (y"en a qui font plus cher et c'est du vol). Ce matin, on en a acheté 10 bouquets et rentré à la maison, en avant Simone.

J'effeuille les brins, lave les feuilles et les passe au panier à salade


Ensuite, comme il y en a beaucoup, je fais un premier passage au gros mixeur. La photo ci-dessous représente l'un des 4 bols nécessaires pour faire un premier broyage grossier.
et ça donne ça

Je passe ensuite ce premier résultat au mixeur à herbes, plus fin comme broyage et plus faible en quantité, soit une demi dizaine de passage. Si je passait directement avec ce mixeur, il me faudrait donc 5X4, 20 passage au mixeur pour arriver au même résultat, donc 20 minute de plus.


Ensuite, je remets les herbes broyées dans le grand mixeur, j'y ajoute 2 chevretines (chèvre dont on se sert pour les chèvres chauds par exemple), 25 à 30 pignons de pin, 6 grains d'ail, et du parmesan rapé. Ce dernier va saler le pistou et relever le goût du basilic, les chèvretines c'est pour l'onctuosité et les pignons aussi d'ailleurs qui ajoute une pointe de gras. Il ne faut d'ailleurs pas en mettre beaucoup car ils vont donner un goût un peu fort qui risque de masquer le basilic.

on mélange le tout dans le grand mixeur


et on fait monter (comme une mayonnaise) en y ajoutant de l'huile d'olive.
Voici le résultat. Il y en a, ici, pour deux ou trois plats pour 4 personnes. Si je devais l'employer maintenant, j'y mettrait plus d'huile, mais comme la destination c'est le congélateur, je garde le pistou un peu pateux.


Je remplis enfin des petits pots de bébé qui vont finir au congélateur. Pour utiliser un pot, il faudra les dégeler longtemps à l'avance (car sinon, vous allez faire chauffer l'herbe et c'est moins bon), ajouter à la sauce de l'huile d'olive et ajouter aux pâtes pour un régal (sauf pour Laeticia).

24 août 2007

Coulis de tomate

J'ai commencé à faire du coulis de tomates avec des tomates qui sont pas les miennes sniff.

C'est en fait assez simple à faire.

Faire revenir de l'huile d'olive (un peu quand même, on est en Mayenne, mais il ne faut pas exagérer non plus, rentrez ce morceau de beurre monsieur, je vous prie...)

Quand elle est bien chaude, y mettre deux ou trois grains d'ail et sortir du feu. L'ail doit se confire. Quand il est translucide, on peut le sortir de l'huile et soit le manger si vous aimez ça, soit le jeter.

On remet sur le feu, on ajoute des oignons, du celeri branche coupé fin que l'on fait revenir à feu moyen ; surtout ne pas laisser cramer et faire la préparation dans une grosse poelle en fonte (fonte d'aluminium), pas comme moi sur les photos dans une casserole en inox...


Une fois la préparation prête, mettre les tomates coupées en morceau et laisser revenir à feu moyen.


Quand tout est cuit, on passe au presse purée, on fait recuire la préparation obtenue pour faire évaporer l'eau, on met en bouteille, on stérilise et bast.

A consommer en soupe principalement. Si vous voulez en faire une sauce tomate, il va falloir sérieusement réduire la préparation et y ajouter huile, ail et aromates.


Faire des fruits secs

Il y a deux ans, après avoir découvert ça via Martine et Jacques, on a acheté un deshidrateur. C'est un appareil électrique qui brasse de l'air entre 30° et 70° vers des paniers sur lesquels on a posé les fruits. Il faut compter au minimum 7 heures pour arriver à un bon produit. L'année dernière on avait fait les traditionnelles tomates que l'on met souvent dans les rotis, mais aussi les pommes, les pêches (super bon), l'ananas, les pruneaux etc.

Cette année, après avoir visité le marché central de Florence et ses étals appétissants de fruits secs de toutes sortes, j'ai essayé de faire des melons et des fraises secs.

embarquement photo



3 melons coupés en tranches sur un panier

500 gr de fraises coupées en deux

On empile les paniers les uns sur les autres (jusqu'à 10 paniers)



On branche, on met le thermostat sur la chaleur désirée et en avant Berthe pour 12 heures de séchage

et ça donne ça, pas grand chose hein ! Et surtout ce n'est pas l'apparence des marchés florentins. Les fraises, il ne faut pas les couper car ça donne quelque chose de raplapla pas très joli. Les melons, je sais pas trop. A Florence, ils doivent mettre des colorants. dans ous les cas, faire le séchage avec des fruits qui ont pris le soleil. Je sais pas si vous voyez ce que je veux dire...

quand le vin est tiré...

Aujourd'hui, j'ai mis en boueille le vin de noix et le vin de cerise que j'avais fais début juillet. Le vin de cerise ne semble pas génial, on va voir ce que ça va donner après la mise en bouteille et la madérisation du produit. Le vin de noix semble intéressant, bien qu'un peu sec. A voir dans trois mois.

21 août 2007

Petit retour de toscane : Lucca, le jour

Après une nuit dans un camping sans âme (à tous les sens du terme), mais pas cher et surtout seul sur la région, on a été redécouvrir la ville le jour.

Beaucoup plus de monde mais pas la grande foule non plus. Le soir on avait commencé la cure de cuisine toscane (zuppa, pizza, focaccia...) et le matin, et bé on a commencé la cure de glaces : lemone melone pour moi pendant tout le séjour. J'ai en fait mené une analyse scientifique sur le goût, il me fallait donc avoir les mêmes critères expérimentaux et surtout avoir un panel très important et très régulier (3 fois par jour).

Allez, visite

On a commencé par monter la Torre Guinigui (230 marches). La caractéristique de cette tour, avoir 4 chênes vert plantés au sommet.


C'est haut, n'est-ce pas !


Content d'être arrivé le mec, il tire la langue !

Hé, c'est vachement haut ! j'ai l'vertige moi.
(n'empêche, Zaza qui est verte au bout de deux mètres, elle est montée en haut, en serrant les dents mais avec beaucoup de courage j'ai trouvé !

J'aime bien les photos avec un pigeon, j'en prends toujours une ou deux (vieux souvenirs d'enfance). C'est tellement con un pigeon !

La place de l'amphitheatro, vue d'en haut

Pour finir deux photos prises entre les parois des fenêtres de la torre !

20 août 2007

Petit retour de Toscane : Lucca, la nuit

On a campé une semaine en Toscane, cet été avec une première étape à Lucca.

On est arrivé le soir et on a fait une première découverte la nuit. Presque personne dans les rues, des zones d'ombres, des clairs-obscurs, des lumières en halo. Un véritable songe d'une nuit d'été.


Quand je vous dis que tout est flou ! le Duomo


Ces deux photos sont sympa côte à côte (mais j'ai pas réussi à les mettre ainsi. C'est le même monument mais deux prises de vue différente qui donne un campanile qui fuit de chaque côté.









Un dernier coup de duomo avant de découvrir les tours la nuit.


et enfin la place de l'amphithéâtre. Elle est tellement sympa que j'en ai fais plusieurs. Sur googlemap









8 juillet 2007

Harlan Coben

Rien à voir avec le jardinage mais comme il pleut depuis deux mois et que le jardin c'est herbes folles et tomates crâmées, faut passer le temps.

Entre deux lattes de parquet, des conférences à Rennes début juilet, j'ai lu "disparu à jamais" d'Harlam Coben.
Bon, ça se lit bien, c'est déjà ça !

Mais il y a deux choses qui font que je n'en lirai pas d'autre. Je trouve que le scénario souffre de quelques erreurs de construction et plus énervant, ce type n'aime pas ses personnages.

Ken est mort il y a 11 ans, jusqu'à que Sunny, sur son lit de mort ne dise à son frère will le contraire.

Ken a tué Julie il y a 11 ans. Tout le monde le sait, mais puisqu'il réapparaît parmi les vivants, et qu'il est en fuite, on peut toujours reposer la question de sa culpabilité.

Nous sommes 11 ans plus tard et les principaux protagonistes de l'époque réapparaissent au moment où meurt la mère et peu après la petite amie de Will, Shéila, celle qui a remplacé Julie dans son coeur depuis peu. Celle qu'il voulait épouser après les funérailles de sa mère.

Il y a là Carrex au front tatoué, le spectre, tueur psycopathe, Mac Guane le mafioso sans scrupules, Katy, la soeur de Julie, le père de Ken et de Will, mais aussi Pitioso un ponte du FBI en mal de vengeance...

Hors donc, il y a 11 ans, Ken a piqué la petite amie de son frère, Julie. Mais on apprend aussi qu'il couchait également avec Sheila à la même époque (selon le postulat de départ posé par l'auteur que Carly est la fille de Ken et de Sheila et qu'elle a 11 ans). Et pendant l'enquête que mène Will, jamais cette évidence n'est questionnée. C'est là la première abération. Les personnages peuvent bien faire ce qu'ils veulent, mais à un moment l'auteur doit quand même faire en sorte qu'ils se posent les bonnes questions (et peu importe les réponses d'ailleurs).

Le spectre, le tueur à la technique irréprochable, celui qui glace tous les personnages, à chaque fois qu'ils se retrouvent sur son chemin devient dans l'histoire celui qui dit la justice. Pourquoi pas ! Mais la transformation de tueur psychopathe en justicier est mal conduite par l'auteur. Cette évolution est marquée dans l'histoire par une conversation un peu surréaliste entre le spectre et mac guane, et bien sur par la scène finale. Une ou deux fois, l'auteur nous montre le tueur poursuivant un dessein qui semble plus grand que lui. Mais cel reste très schématique.

Chose plus étrange, le spectre a l'image d'un tueur impitoyable qui réussit toujours ses meurtres, sadiques de préférence. Alors quand Will sauve Katy d'une mort atroce et signée en mettant en fuite un homme masqué qui procède comme le spectre et qui fait dire à Will que c'est lui, il ne ressent ni sentiment de puissance (il a mis en déroute celui qui ne peut l'être quand même) ni questionnement (comment Will le peureux a-t-il pu réaliser cet exploit ?) - Tout est renvoyé à la fin. Un peu léger quand même.

Voila pour les erreurs de construction. Pire, pour moi ! L'auteur manipule ses personnages au grès de l'histoire, il ne leur donne pas une vie propre. Ils sont là pour faire avancer l'histoire et disparaisse eux aussi de l'histoire une fois leur rôle achevé.

C'est la mère de Sheila qui a chargé Will de retrouver sa petite fille après la mort de sa fille (qui en passant n'est finalement pas la petite amie de Will). Que deviendra-t-elle quand elle apprendra qu'elle n'a plus ni fille ni petite fille (oui la petite fille n'est pas la fille de Sheila et Ken mais celle de... enfin vous verrez bien !) ? Mais ça l'aueur s'en fout !

Que devient Katy après avoir tenté de tuer Ken ? Plouf, évanouie de l'histoire ! Carrex, c'est guerre mieux. Et que dire de la manière dont est réglée le problème du mari violent de Nora (vous savez pas qui s'est celle-là hein ?). Hop, un coup de Tug ! Quand il y a un problème, il y a une solution simple et généralement très simpliste.

En fait l'auteur place ses personnages comme il l'entend, comme des objets sans consistance. Ils ne sont là que pour servir l'histoire et surtout les desseins de l'auteur.

Les hommes sont seulement des objets que l'auteur manipule mécaniquement. Ce roman est une belle mécanique manipulatoire, mais une mécanique seulement.

4 juillet 2007

Quelques titres

Bibliosurf, une librairie en ligne très intéressante, qui va vous changer de la Fnac ou d'amazon, présente un certain nombre de livres de recette. Y'an a quelques uns qui sont intéressants : pèle mèle :

- Légumes d'hier et d'aujourd'hui
- le régime okinawa
- Bocaux et conserves
- Tagines, couscous et autres douceurs marocaines

Une manière comme une autre de rêver quand le temps est mauvais

2 juillet 2007

Le bio est l'avenir

La FAO vient de reconnaître que l'agriculture bio était l'avenir. Voir l'article de rue89 dont sont extrait les citations suivantes.

Mais l'étude produite le 3 mai à Rome reconnait encore en faveur du bio une meilleure efficience par rapport aux coûts, une résistance accrue des écosystèmes face au stress climatique, une réduction de l'utilisation des carburants fossiles… Le bio est à même de maintenir les structures rurales, d'empêcher le gonflement des bidonvilles urbains, car il nécessite plus de bras. D'un point de vue holistique, le bio est préférable.

Que rajouter ? Que l'agriculture intensive vit aujourd'hui sur les bas prix du pétrole, que demain, les bras seront plus économiques que les machines…


1 juillet 2007

vin de noix,

Pour faire du vin de noix, j'utilise les dames-jeanne qui viennent de l'oncle de ma mère, Titin, du Calvo, à côté de Vintimille, en Italie. C'est une bonbonne en verre, ronde, avec un treillage en acier pour la rendre stable. L'entonnoir, lui est en plastique de chez Leclerc. Aucun lien de parenté avec Michel-Edouard.


Il faut ensuite des noix de la saint-jean d'été. Des noix vertes, tendres, pas tachetées, bien lisse et avec une bonne odeur acre de noix. des noix quoi !


Il faut 5 noix par litre de rouge. Comme je fais ça en gros, je fais pour 6 litres de vins de noix. je les coupe en deux, pour les faire entrer dans le goulot. Certains écrasent les noix, moi je les coupe.


Bon, le problème avec les noix, c'est que ça tache. Les mains vont rester marron pendant une petite semaine.


Après les noix, je mets du sucre, 200 grammes par litre de vin rouge (un kilo ici). S'aider d'une tige fine pour faire couler le sucre, si il y a engorgement dans l'entonnoir.


Enfin le vin, du bon rouge, merlot, grenache ou syrah. des vins assez robustes et assez costaud (13°). je les achète aux cavistes des Bozées (Chez Hubert Notais) par cubi de 10 litres (23€).




Pour finir, Il faut rajouter de l'alcool de fruit (200 ml par litre de rouge). on trouve ça en grandes surfaces. C'est de l'alcool à 40°. Difficile d'avoir plus fort en France aujourd'hui pour ce type de produit. Une année, j'avais essayé avec du marc de bourgogne, plus fort mais aussi plus de goût et donc en résultat un produit plus costaud et masquant la légère amertume tanique de la noix. Donc pas une bonne idée.


Après, il faut perdre la dame jeanne deux mois dans la cave, à l'ombre et au frais. Et quand on la retrouve, en septembre, on met en bouteille, on bouche et on consomme sans modération. La première année, le vin de noix est assez sec et frais, il se madérise par la suite. Je préfère quand on sent encore le goût du fruit.